
Le soft Iron Man de Sega, développé pour PC et consoles Next-Gen s'avérait être une licence juteuse. Sega s’apprête d’autant plus à développer toute une série de jeux reprenant en beat’em all les grandes séries comics américaines adaptées ou non sur grand écran. On trouvera par exemple The Incrédible Hulk , dont la sortie est prévue le 27 Juin sur Wii et dont Sega est l’éditeur, les studios de Edge Of Reality s’étant attelé à la tâche. Courant 2009, c’est Captain América qui devrait à son tour voir le jour, toujours sous le contrôle de la famille Segaïenne. Pour le jeu nous intéressant, le grand défi est de pouvoir retranscrire un environnement semblable à celui du film tout en rendant la grande liberté de déplacement inhérente au super-héros. Tony Stark a en effet troqué les collants de Superman et de Captain América pour s’offrir une jolie armure lui permettant de sauver le monde autant qu’il le souhaite. C’est beau ces gens qui sauvent le monde sans compter ! Cette armure développée à la base pour l’armée lui permet de voler, d’avoir des aptitudes physiques largement amplifiées et de de tirer des charges d’énergies destructrices. Pratique lorsqu’on croise la route d’une armée toute entière…

Capable de se battre sur terre ou dans les airs, il fallait donc pouvoir offrir un gameplay permettant la bonne superposition de l’un sur l’autre et vice-versa. Le jeu propose donc des scènes de combat très ouvertes avec des ennemis variés mais souvent coriace à l’image de tanks, avions ou divers missiles ; sans oublier les « super méchants » en guise de boss, d’autant plus redoutables. L’intérêt du soft se trouve par ailleurs dans els aptitudes d’Iron Mans que le joueur peut booster au fur et à mesure de son avancement dans sa mission. Les pouvoirs du héros DC Comics sont aussi variés qu’évolutifs.

Les graphismes varient selon les versions mais le design d’Iron Man est toujours excellent et bien assuré avec beaucoup de finesses. Les graphismes se révèlent passables, au même titre que les ennemis. Encore une fois les versions varient selon le support. Par ailleurs, les développeurs de A2M ont fait quelques entorses aux règles du cinéma en mettant en scène des missions et des personnages propres à la série et aux comics, qui n’apparaissent pas dans le long métrage. Les combats se déroulent autant sur terre que dan l’air et le corps à corps se confond avec les séquences de tirs à distance et de visées. Le jeu veut miser sur un punch certain, qu’il n’est malheureusement pas sûr de trouver. La faute à un moteur de jeu extrêmement capricieux qui s’approche plus des 128 bits que de la next-gen. Les effets spéciaux ont essayé d’être soignés mais les sensations sont un peu brouillonnes et c’est dommage. Les vidéos montrées par Sega laissaient pourtant penser à de l’action rapide et prenante.

Au-delà d’un gameplay d’une fracture correcte, la Wii offre certainement les meilleurs sensations possibles pour les consoles de salon avec l’usage de l’analogique Wiimote. Le confort de déplacement s’avère plus appréciable et plus précis avec l’accélération facile sur le bouton A et la gâchette en B. il faut croire que le sensation de liberté se ressent mieux sur la petite caisse blanche de nintendo, grâce à une prise en main empreinte de classicisme pour un soft du genre. Si la critique s’accorde partout à parler d’un jeu fiasco, Iron Man se propose bien davantage pour les fans purs et durs de la saga et non aux simples amateurs cinématographiques ou aux curieux vidéo-ludiques.